Au-delà du mythe : Cendrillon et Le Petit Chaperon Rouge s'invitent au jardin en exposition
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Derrière l'abstraction de ma peinture, il y a des mots, des rituels et des histoires très anciennes qui cheminent en moi.
Pour le premier acte de mon exposition au jardin qui aura lieu ce week-end, deux récits fondamentaux ont entièrement guidé mes pinceaux, mes gestes et mes couleurs : Cendrillon et Le Petit Chaperon Rouge.
Loin d'une simple illustration pour enfants, je me suis plongée dans la version brute et symbolique des frères Grimm. Ce qui m'interpelle en tant qu'artiste, ce ne sont pas les personnages figés de notre mémoire collective, mais l’archétype, la traversée et la transformation qu'ils incarnent.
Ces œuvres sont le point de départ d'une invitation que je vous fais : celle de plonger, vous aussi, dans vos ressentis d'adultes face à ces contes qui ont sûrement connoté votre enfance.
Le Petit Chaperon Rouge en exposition: la couleur de l'audace

Pour moi, cette œuvre n'est pas l'histoire d'un loup. C'est celle, beaucoup plus profonde, de la traversée de la forêt. C'est la couleur de l'audace, de la vulnérabilité et de la force sauvage que l'on trouve en soi quand on accepte de se perdre pour mieux se rencontrer.
Sur la toile, le rouge vibre d'une urgence toute particulière, traversé et bousculé par des traits de pastels et de bâtons d'huile très énergiques.
Cendrillon en exposition: la résilience lumineuse

Oubliez la pantoufle de verre des versions modernes. Dans le texte d'origine des frères Grimm, il y a cet arbre qui pousse sur la tombe de la mère, arrosé par les larmes, d'où s'envolent des oiseaux. C'est l'histoire d'une résilience pure, de ce qui pousse, s'élève et fleurit malgré la cendre.
Visuellement, cela s'exprime par des superpositions de matières à l'acrylique. À travers les couches successives, la lumière cherche — et finit toujours par trouver — un chemin pour percer l'opacité.
De l'écriture à la toile vivante
Chaque toile de cette série est née d'un texte en autolouange, écrit dans l'intimité de mon atelier juste avant que l'intuition ne guide le geste et la couleur. C'est ce texte qui dicte le mouvement initial et qui sert de déclencheur ; la couleur, elle, libère l'émotion visuelle.
Je garde le mystère des formes pour vos yeux. Venir voir ces grandes toiles suspendues à la corde à linge au cœur du jardin, c'est leur permettre de respirer avec le vent, de vivre avec la lumière du jour, et vous permettre de ressentir leur vibration sans aucun filtre.
Ces œuvres sont le point de départ d'une invitation que je vous fais pour que vous aussi, vous plongiez dans les ressentis d'adultes de ces contes qui ont sûrement connoté votre enfance.
Au plaisir de célébrer cette connexion avec vous, au son de lectures poétiques.
Informations pratiques :
Quand : Samedi 25 et dimanche 26 juillet 2026, de 12 h 30 à 17 h.
Où : Entrée directe par le jardin, en face du 6528, rue Henri-Julien, Montréal.
(💧 En cas de pluie, l'événement d'un jour est reporté au lendemain).


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